La fille de l'aventurier - Bertrand Ploquin
Cela faisait longtemps que je n'avais pas littéralement dévoré un roman. « La fille de l’aventurier » m'a tenue deux jours. J'avais oublié la douce sensation de ne pouvoir refermer un livre, malgré l'heure tardive et l'échéance du réveil qui se fait plus proche. Se dire "allez referme le et gardes en un peu pour demain"...
D’abord il y a eu la curiosité. Curiosité de lire une histoire tout en mettant un visage sur l’héroïne et une voix sur le narrateur.
Ensuite il y a eu ce plaisir voyeur d’en apprendre un peu plus sur celle qui compte beaucoup dans la vie de mon amoureux.
Enfin au-delà de ces préjugés il y a eu le simple plaisir de se laisser porter par l’histoire et le rythme des mots.
Le narrateur est un aventurier refoulé, il envie cette vie de corsaire mais lui ne baroude que par procuration, au travers des récits des plus grands. Un jour, presque fortuitement, il apprend que dans un cercle presque proche, navigue Katia, la fille de l’aventurier. Rencontrer Katia rendait réelle, presque palpable, l’histoire du corsaire de la République, qui le fascine tant. Finalement bien plus que la fille de l’aventurier dont il voulait entendre les histoires, il découvrira Katia, apprendra à l'apprivoiser et construira avec elle une indéfectible amitié.
Au départ j’avoue avoir été gênée par certaines descriptions que l’auteur fait de Katia ou même de Benoît. Non pas que je sois d’accord ou non avec lui, mais simplement parce que j’avais l’impression d’accéder à une partie de son intimité qui ne m’était pas destinée. Comme si certains passages étaient une « lettre ouverte », bien plus qu’un simple roman. J’imagine que si je ne connaissais pas l’envers du décor j’aurai certainement été moins «déstabilisée».
Rapidement tout de même, je me suis abandonnée à cette histoire, me détachant du coté «voyeur» qu’elle aurait pu avoir au début. La narration est comme un long monologue, une grande confidence, un travail d’introspection que chacun ferait après un événement marquant. Bien qu’initialement personnel, le fil conducteur devient finalement universel. J’imagine que chacun peut se reconnaître dans cette quête de sens à donner à sa vie, cette envie d’exotique et cette amitié naissante.
Enfin et surtout le style de l’auteur est fluide et agréable. Rien de pesant ni d’alambiqué dans ses descriptions. Juste des phrases simples et bien tournées qui traduisent au mot juste la situation. Il a trouvé les mots que je n’aurai su mettre si l’on m’avait demandé de décrire certaines impressions. Cette justesse est saisissante notamment lorsqu’il évoque la classe féline de Katia. Je trouve aussi que cette fille a une classe dingue, sans avoir réussi à exprimer pourquoi. Et là d’un coup c’est devenu limpide. Tellement limpide que j’ai parsemé les pages de mini marque-ta-page pour me souvenir de certains passages. Jugez plutôt.
La gourmandise est un vilain défaut.... mais que celle-ci était agréable. A le dévorer comme je l'ai fait, maintenant je n’ai plus rien à lire…
Acheter "La fille de l'aventurier" en ligne sur le site de Croiser le Faire ou bien sur celui de la Fnac.
Site des éditions "Croiser le Faire".
D’abord il y a eu la curiosité. Curiosité de lire une histoire tout en mettant un visage sur l’héroïne et une voix sur le narrateur.
Ensuite il y a eu ce plaisir voyeur d’en apprendre un peu plus sur celle qui compte beaucoup dans la vie de mon amoureux.
Enfin au-delà de ces préjugés il y a eu le simple plaisir de se laisser porter par l’histoire et le rythme des mots.
Le narrateur est un aventurier refoulé, il envie cette vie de corsaire mais lui ne baroude que par procuration, au travers des récits des plus grands. Un jour, presque fortuitement, il apprend que dans un cercle presque proche, navigue Katia, la fille de l’aventurier. Rencontrer Katia rendait réelle, presque palpable, l’histoire du corsaire de la République, qui le fascine tant. Finalement bien plus que la fille de l’aventurier dont il voulait entendre les histoires, il découvrira Katia, apprendra à l'apprivoiser et construira avec elle une indéfectible amitié.
Au départ j’avoue avoir été gênée par certaines descriptions que l’auteur fait de Katia ou même de Benoît. Non pas que je sois d’accord ou non avec lui, mais simplement parce que j’avais l’impression d’accéder à une partie de son intimité qui ne m’était pas destinée. Comme si certains passages étaient une « lettre ouverte », bien plus qu’un simple roman. J’imagine que si je ne connaissais pas l’envers du décor j’aurai certainement été moins «déstabilisée».
Rapidement tout de même, je me suis abandonnée à cette histoire, me détachant du coté «voyeur» qu’elle aurait pu avoir au début. La narration est comme un long monologue, une grande confidence, un travail d’introspection que chacun ferait après un événement marquant. Bien qu’initialement personnel, le fil conducteur devient finalement universel. J’imagine que chacun peut se reconnaître dans cette quête de sens à donner à sa vie, cette envie d’exotique et cette amitié naissante.
Enfin et surtout le style de l’auteur est fluide et agréable. Rien de pesant ni d’alambiqué dans ses descriptions. Juste des phrases simples et bien tournées qui traduisent au mot juste la situation. Il a trouvé les mots que je n’aurai su mettre si l’on m’avait demandé de décrire certaines impressions. Cette justesse est saisissante notamment lorsqu’il évoque la classe féline de Katia. Je trouve aussi que cette fille a une classe dingue, sans avoir réussi à exprimer pourquoi. Et là d’un coup c’est devenu limpide. Tellement limpide que j’ai parsemé les pages de mini marque-ta-page pour me souvenir de certains passages. Jugez plutôt.
Katia la fille aux yeux caramel. Son sourire radieux sur des machoires tendues. sa façon de donner des grands coups de latte dans la vie pour la faire avancer. Son air de toujours vouloir se battre, cet air de ne jamais hésiter à utliser ses poings, ses pieds ses dents pour défendre l'honneur de ceux qu'elle aime. Ce soir je voulus croire que j'étais de ceux-là. Que ce fût vrai ou faux ne m'interessait pas.
La gourmandise est un vilain défaut.... mais que celle-ci était agréable. A le dévorer comme je l'ai fait, maintenant je n’ai plus rien à lire…
Acheter "La fille de l'aventurier" en ligne sur le site de Croiser le Faire ou bien sur celui de la Fnac.
Site des éditions "Croiser le Faire".

Commentaires
1. Le mar 24 jan à 17:53, par Delikat
2. Le mar 24 jan à 19:56, par TonTonTon
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