Autant dire pour m'être posée la question du choix avec Terminator, que je ne connaissais rien de ce film quand je suis entrée dans la salle. Même le nom du réalisateur m'était inconnu, shame on me. Et puis aller voir un film sur l'adolescence est un peu un pari. C'est donc sans aucun a-priori que je me suis laissée porter par le film. Et contre toute attente j'ai passé un très bon moment.

C'est l'histoire d'Hervé et de ses potes, une bande comme il en existe dans chaque collège. Celle des mecs un peu à part, un peu moches et mal sapés, ceux qui parfois sont un peu les têtes de turc du groupe, et qui souvent ne sont pas invités aux soirées. Tous ados qu'ils sont, Hervé et ses potes sont obsédés par les filles, à rêver du moment tant attendu: le jour où ils embrasseront pour de vrai une fille.
Et puis un jour, Hervé réussit à sortir avec Aurore, une des plus jolies de la classe, un peu délurée et gentiment barrée comme les filles de cet âge savent l'être. Ce n'est pas pour autant qu'Hervé est arrivé au bout de ses peines.

L'histoire de ces garçons pas épargnés par l'adolescence, obsédés par les filles, a un peu résonné. Parce que des potes comme eux on en a tous eu, leurs histoires sont un peu les nôtres, même le lycée pourri nous rappelle des souvenirs. Ce film est un concentré de bouts d'adolescence, ces petits morceaux que l'ont croit unique mais qui sont en fait universels. Et puis pour une fois ce sont les mecs qui ont la parole et mine de rien cela change pas mal de choses. Pas de mièvreries féminines ni de questions existentielles sur le coté où doit tomber la mèche. Les filles ne sont évidemment pas loin car ce sont elles qui font courir les mecs, mais le pourquoi elles le font n'a pas d'importance.
Enfin c'est un film incroyablement bien joué, ce qui ne gâche rien, bien au contraire.

Mon petit plaisir personnel aura été en sortant de la séance, en découvrant le physique des trois jeunes du premier rang toujours prompts à ponctuer leurs remarques sur le physique des personnages d'un rire bien sonore. Ils étaient l'incarnation des personnages, même propreté de cheveux approximative, pull déformé, acné au top et bonnet sur la tête. Ils étaient peut-être venus chercher un peu de confiance...